September 28, 2017

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MON COURS DE DANSE EST-IL #INSTAGRAMABLE ?

January 25, 2018

 

Ne nous méprenons pas : j’aime les réseaux sociaux.

 

A l’adolescence, j’aurais probablement adoré pouvoir suivre des jeunes danseurs et professionnels du monde entier et avoir accès à des vidéos de grands ballets ou de cours de danse dans les institutions les plus prestigieuses du monde. J’aurais tout décortiqué dans les moindres détails, lu des articles allant de la nutrition du danseur à la prévention des blessures, suivi la chaîne youtube d’anciennes solistes donnant des conseils techniques ou postant des tutos “maquillage de scène”, etc… De l’inspiration à portée de clic, pourquoi s’en plaindre ?

Si vous suivez de jeunes danseurs prometteurs sur Instagram, vous aurez également remarqué que les vidéos d’une petite ballerine très talentueuse suivie par des milliers de passionnés sont filmées dans les studios First Act. Nous encourageons d’ailleurs régulièrement nos élèves à suivre certains jeunes danseurs, danseurs professionnels, écoles de danse ou compagnies. Il s’agit d’une extraordinaire inspiration.

 

Il faut également vivre avec son temps. A l’heure où les “pages jaunes” ne sont plus un moyen de se faire connaître, poster régulièrement sur Facebook, Instagram ou Youtube est à la fois un moyen d’être présent, de faire entendre sa voix, de diffuser des messages et de partager.

 

 

Cela étant, il y a partage et partage... Un monde de la danse “parallèle” s’est également développé sur les réseaux sociaux. Sorte de télé-réalité de la danse véhiculant, à mon sens, une image totalement altérée de ce qu’est une formation, un cours, un élève prometteur ou un professeur de renom.

Dans ce merveilleux monde de la célébrité virtuelle, la danse est parfois confondue avec de la gymnastique, on appelle “Hip Hop” tout ce qui se danse en baskets, on se moque des fondamentaux, on soigne davantage son look que ses lignes, on travaille sa “sensualité” à 10 ans, on cherche le cours de danse qui nous donnera l’occasion d’être filmé et fera peut-être de nous le prochain “phénomène Instagram”, on ne sait plus ce qu’est une barre ou un exercice, on appelle “technique” ce qui n’en est pas, on soigne une “mise en scène” qui ne devrait pourtant pas avoir sa place dans un cours de danse, on consacre 15 à 30 min du cours à la promotion du professeur et surtout, on court désespérément après le “SILVER PLAY BUTTON” Youtube. Ce qui n’est pas “viral” n’est plus.

 

Chacun voyant midi à sa porte, je me garderai d’émettre un jugement sur les motivations et les qualités pédagogiques des professeurs concernés. Je n’essayerai pas non plus de convaincre les enfants qu’être “star d’Instagram” n’est pas un métier. (Dans le fond, n’en serait-ce pas devenu un ?)

 

En revanche, j’espère de tout mon coeur que dans la majorité des cas :

  • La danse restera de la danse. Que celui qui au cours de sa carrière de danseur a eu davantage besoin de réaliser des accros que de maîtriser la technique de base me jette donc la première pierre.

  • Chaque style gardera les caractéristiques qui lui sont propres. La mode est peut-être à la fusion et il n’y aucun mal à cela, mais je ne suis pas certaine en revanche que l’on puisse fusionner des disciplines que l’on ne maîtrise pas.

  • Un cours de danse restera un cours de danse, construit comme tel. Qu’il ne deviendra ni une répétition, ni un tournage. Que l’on continuera d’y pratiquer des exercices qui ne créeront absolument aucun buzz. Que l’on y travaillera toujours. En tenue de danse. Dans l’ombre. Pour mieux pouvoir ensuite apprivoiser la lumière.

  • Un professeur restera un professeur. Que l’âme de ce merveilleux métier ne s’essoufflera pas dans une course effrénée à la popularité. Que l’intérêt de l’élève restera la véritable motivation. Et que l’ambition personnelle ne deviendra pas le nerf de la guerre.

  • Un élève restera un élève. Qu’on ne brûlera pas les étapes. Et que l’envie d’apprendre restera un moteur.  

  • Un enfant restera un enfant. Parce qu’il me semble pourtant que, fort heureusement, nous ne sommes plus au XIXème siècle. Il est extrêmement triste de constater que parfois, le monde a deux siècles de retard : La danse n’est pas une oeillade aguicheuse et une tenue légère.

  • Une école de danse restera une école de danse. Un environnement dans lequel chaque élève se sentira toujours en sécurité pour apprendre, évoluer à son rythme, relever des défis, échouer, persévérer et s’améliorer.

 

Et plus que tout, j’espère de tout mon coeur que la danse gardera ce qu’elle a, à mes yeux, de plus merveilleux :

La délicatesse...

 

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